L'humanité en danger : tous concernés ?

(BBI - avril 2007) 

Malgré la douceur d’un après-midi ensoleillé et l’affiche alléchante d’un France-Angleterre de rugby, les Boulonnais se sont rendus très nombreux à la journée d’information sur le réchauffement climatique organisée par le Forum universitaire et l’association Boulogne environnement.

Il faut dire que la qualité du programme proposé par Sylvie Petin, directrice du Forum universitaire, Jean-Claude Cusset, son président, et Jean-Louis Tourlière, président de Boulogne environnement, avait de quoi susciter l’intérêt du plus grand nombre.


A l’issue de la projection du remarquable documentaire américain, « Une vérité qui dérange » réalisé par David Guggenheim, dans lequel Al Gore, ancien Vice-président des Etats-Unis démontre, à partir d’éléments scientifiques irréfutables, que les activités humaines participent, par l’émission de gaz à effet de serre, à 90% au réchauffement de la planète, un débat passionnant s’est engagé.

Animée par Gilles Pipien, spécialiste des questions liées au développement durable, la table ronde réunissait d’éminents scientifiques : Pascal Picq, paléoanthropologue au collège de France, Pascale Braconnot, directeur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et expert en modélisation du climat, Pierre-Frédéric Ténière-Buchot, gouverneur du Conseil mondial de l’eau, Christian Buchet, historien et spécialiste de la mer et Paul Mathis, ancien directeur de recherche au CEA. 

Tous les intervenants s’accordent à reconnaître que le réchauffement climatique a déjà commencé, que c’est un phénomène global qui concerne toute la planète. Si on ne fait rien, en 2100 la température moyenne augmentera de 4°C et le niveau des mers s’élèvera de plusieurs mètres.

Un nouveau rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), rendu public ce mois-ci, pointe les conséquences désastreuses qui pourraient toucher la planète des 2030 ; manque d’eau potable, inondations meurtrières, augmentation des cas de paludisme…Alors que faire ? Si les constats sont alarmants, les solutions existent. Et tous nous experts en conviennent : elles sont d’abord politiques et économiques.

« Nous avons encore le choix » martèle Pascale Braconnot. Il faut économiser l’énergie dont on dispose, privilégier les énergies renouvelables, développer le stockage de gaz carbonique…
C’est à ce prix que l’on sauvera notre planète. Un défi majeur qui engage chacun d’entre nous.

(BBI - Avril 2007)