"Rêve réél"

Dahee Kim

Des BD s’amoncelaient en piles dès l’entrée du magasin. J’en pris une… quelle surprise ! 
C’était ma BD préferée :“Mickey”.Quelque chose de plus fort que moi me poussa à la lire.

Il y avait à la première page, une grande photo de Mickey et Minnie qui me souriaient en me tendant les bras comme pour m’inviter. Tout à coup, une lumière aveuglante m’éblouit et je fus prise comme dans un tourbillon, complètement étourdie, ne sachant ce qui m’arrivait.

Lorsque je repris mes sens, je me retrouvai dans une petite maison bien meublée. Devant moi se tenaient Mickey et Minnie, en chair et en os .Toute étonnée, je me demandais si je n’étais pas en train de rêver. Mais non ! C’était bien réel. J’étais avec mes personnages de BD préférés.
- Alors D… ça va mieux maintenant ? me dit Mickey.

Il m’était difficile de parler mais je bafouillai quelques mots.Voyant que j’étais très choquée, ils essayèrent de me détendre en ajoutant :
- Nous savons depuis longtemps que tu nous aimes et que tu lis toutes nos aventures,c’est pourquoi nous t’avons fait venir pour passer quelques temps avec nous.
Au moment où il acheva sa phrase, Dingo entra précipitamment dans la maison et annonça :
- Il y a un terrible tremblement de terre au centre-ville !

Nous sautâmes immédiatement dans la voiture et nous nous rendîmes au centre-ville. Ce que nous vîmes était inimaginable : les immeubles s’écroulaient par dizaines; il y avait des incendies; les enfants et les femmes criaient et pleuraient; les gens couraient dans tous les sens cherchant à se mettre à l’abri.
Au bout de la rue, un gigantesque rat sortit des égouts brisant le bitûme. Il était affreux et semblait affamé. A ce moment, les gens étaient terrorisés à l’idée de se faire dévorer par la bête.

La police, alertée, arriva sur-le-champ avec des voitures blindées, des lance-roquettes, des hélicoptères et leur armement lourd en vue de neutraliser le gros rat. Mais d’un coup de patte de l’animal transformait tous en pâté de rat.
Inquiété par cette résistance imprévue, le commissaire Flicayon fit appel à Mickey et Dingo pour les aider. Minnie et moi restâmes debout près de la voiture regardant impuissamment les choses se passer.
Pendant quelques temps, je restai là à observer la bataille. 
Subitement il me vint une formidable idée. Par chance, deux immeubles étaient encore debout. Vite j’allais proposer ma solution à Mickey.
On fit tendre un énorme filet entre les deux immeubles et à l’aide des hélicoptères, on réussit à l’entraîner dans le piège. On le captura et on l’emmena dans un gros cargot. Mickey et les autres militaires enfermèrent le monstre dans une très grande cage avec des centaines de barreaux, des caméras de surveillance, une dizaine de gardes. On lui fit une gigantesque piqûre, pour l’endormir et le calmer pour très longtemps.

Le lendemain matin, tous les savants et les scientifiques vinrent examiner la bête et on découvrit dans son sang un étrange produit qu’ils n’arrivaient pas à déterminer. Il fallait absolument percer le mystère de ce produit sinon d’autres catastrophes de ce genre pourraient se produire. 
Mickey était déjà fier de moi et me demanda de l’aider à éclaircir cette affaire.
Après une enquête infructueuse au près des témoins, nous nous rendîmes dans les égouts à l’endroit où était sorti le monstre. Après quelques heures de fouilles, Mickey trouva un indice. C’était une seringue contenant quelques millilitres de produit. Je la ramassai et nous la portâmes au laboratoire pour une analyse.
Plus tard, les savants découvrirent,lorsqu’on’injecte le produit aux animaux, leur taille est multipliée par mille. Il fallait maintenant trouver l’auteur de cette invention.

Au centre scientifique, je remarquai que tous les savants tous venus sauf le professeur Perlaboule. Cet douteux était précisément en vacances. Mickey fit ouvrir son bureau et les documents confidentiels qu’ils y trouva me donnèrent raison : C’était effectivement le professeur Perlaboule. Mais où le trouver ?
Toute découragée, je retournai chez Mickey et me relaxai devant la télé. Dans un reportage, on montra la partie des égouts d’où était venu l’énorme rat. Je vis un tunnel ; quelque chose qui ressemblait à une porte.
J’en parlai à Mickey et le lendemain, nous allâmes affronter les éventuelles portes que nous trouverions sur notre chemin. En utilisant le pied de biche, nous réussîmes à forcer une porte qui s’ouvrit avec un petit bruit sec. Nous fûmes surpris de nous retrouver dans un laboratoire secret.Mickey avertit le commissaire pui vint nous rejoindre avec ses hommes. Les policiers, Mickey et moi entrâmes dans le laboratoire à petit pas et découvrîmes plusieurs grosses cages à l’intérieur desquelles se trouvaient des animaux qui n’étaient pas à la fin de leur croissance mais dont la taille était déjà énorme.

Au fond du couloir, à gauche, je vis une porte. C’était la chambre du professeur Perlaboule. Tout doucement, le commissaire tenta de l’ouvrir mais la porte était fermée. Il fit alors appel au sergent Grobras qui d’un violent coup d’épaule fit voler la porte en éclats.
Le professeur qui s’était réveillé en sursaut, prit une échelle et tenta de s’échapper en escaladant le mur. Dans sa précipitation, il trébucha et tomba dans la cage du gros chat qui arracha sa tête d’un coup de crocs.

Tout le monde fut choqué par la mort tragique du professeur Perlaboule. Plus tard après l’inspection du laboratoire, on trouva l’antidote du mégagrosisseur et on rendit aux pauvres bêtes leur taille normale. Mickeyville redevint la petite ville paisible qu’elle était.

Cette même nuit, je m’endormis dans un sommeil très profond.

Quand je me reveillai, j’étais couchée dans l’allée du magasin de journaux et des gens étaient autour de moi. Inquiets, ils se demandaient ce qui m’était arrivé. Je leur souris et dis que je venais de vivre l’aventure la plus fabuleuse au monde . Ils me regardèrent alors tous comme si j’étais folle, mais moi j’étais heureuse.